Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 01:01

LINO VENTURA    1919  - 1987     

Acteur  français

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il restera l'un des acteurs préférés des français. Après avoir été longtemps cantonné dans les rôles de "dur", ce populaire acteur de cinéma français a su en effet prouver qu'il peut être un grand comédien.-   Lino Ventura disait : -"Etre un homme, c'est d'abord assumer complètement un certain nombre de responsabilités qui font partie complètement de la vie d'un homme. Mais je pense qu'il faut une grande part de dignité pour petre un homme tel que je le considère, moi. La dignité, ça englobe beaucoup de choses...Je ne suis pas du tout intimidé par une position dans la hiérarchie des hommes, par exemple président, vice-président, peu importe. Pour moi, l'homme n'a de valeur en tant qu'homme que quand il assume quelque chose...C'est vrai que j'ai un goût prononcé pour les personnages de "solitaire", de "silencieux"", c'est peut être mon caractère, mais j'aime bien les gens qui assument..." L.Ventura

C'est ainsi que Lino Ventura a pris une place à part dans le cinéma français. Il a été l'un des acteurs français les plus appréciés du public, mais il n'est jamais devenu une "star". Car  une "étoile" est lointaine...l'immense popularité de Ventura n'est pas due à cette inaccessibilité qui fascine les foules et façonne les mythes. Elle tient au contraire à une extraordinaire proximité avec son public. Lequel sympathisait immédiatement avec ce personnage si familier, auquel il pouvait s'identifier. Sous le costume de l'acteur, on devinait un homme sans artifices, généreux et discret, fidèle à ses conceptions, à ses racines et aux siens, grande gueule sans prétention, tendre sous ses airs renfrognés, amateur de repas intimes entre amis, plutôt que des coktails mondains. Un homme qu'on aimerait compter parmi ses amis.

Lino Ventura, de son véritable nom Angiolino Ventura (Angelo Borrini), est né le 14 juillet 1919, à Parme (Italie). Il quitte l'Italie à l'âge de sept ans, en compagnie de mère, Luisa Ventura, née Borrini, qui comptait rejoindre son mari à Paris. La jeune femme issue d'une famille très modeste, avait 19 ans à la naissance de son fils unique. Elle avait épousé Giovanni Ventura, originaire du Sud de l'Italie, qui s'était expatrié peu après leur mariage. Lino Ventura résumait ainsi la situation familiale : "Mon père était parti pour des raisons mi-politiques mi-financières d'Italie. Nous l'avons rejoint ici, en France. Quelques temps plus tard, il a disparu".

Une disparition qui, sans aucun doute, a profondément marqué son fils, car ce dernier n'aimait guère évoquer ce père volage qu'il ne revit jamais. Il n'en parlait que très rarement et très brièvement, même à son épouse. Par contre Ventura fut toujours extrêmement attaché à sa mère, une femme au caractère bien décidé et à la personnalité haute en couleurs. Et malgrè l'absence du père, la famille était là, protectrice et soudée.

De son enfance, on ne sait rien ou presque tant cette antistar, venue accidentellement au cinéma, fut peu loquace sur sa vie privée.Ses parents sont exportateurs et, en 1927, quittent l'Italie pour s'installer à Paris. Le petit Lino fréquente l'école du quartier mais son tempérament de bagarreur se révèle déjà et il est renvoyé à sa famille. Il quitta l'école à lâge de quatorze ans, il n'avait guère de goût pour les études et, très jeune, exercera plusieurs métiers : groom, mécanicien, représentant de commerce et employé de bureau, on le retrouve finalement entrepreneur de bonneterie pour enfant.

Mais dès cette époque, il manifesta deux passions: la lutte gréco-romaine, dont il dira plu stard qu'elle fut pour lui "une école d'humilité extraordinaire" (pour José Giovanni, futur durecteur de l'acteur, il ne fait aucune doute que c'est là que Ventura apprit son métier de comédien et acquit sa "présence physique"), et le cinéma dont ces acteurs favoris ont alors pour nom : Humphrey Bogart, Gary Cooper, Spencer Tracy, et, surtout, James Cagney, qu'il s'amuse à imiter.

C'est finalement dans une activité plus accordée à son tempérament et à sa carrure qu'il semble trouver sa voie : il devient lutteur professionnel. En 1950, il est champion d'Europe de lutte. Malheureusement, un accident survenu au cours d'un combat l'oblige à abandonner le ring. Mais, conquis par le milieu du sport et pour lui rester fidèle, il décide d'organiser des matches. Il devient un habitué de la salle Wagram à Paris. En 1953, alors qu'il s'occupe de son affaire de bonneterie, le cinéma va faire appel à lui. C'est là que Jacques Becker le remarque et l'engage pour un rôle important dans "TOUCHEZ PAS AU GRISBI", celui d'Angelo, un chef de gang opposé aux personnages incarnés par Jean Gabin et René Dary. C'est ainsi, sous le double parrainage du film policier et de son aîné, Jean Gabin, qu’il admire et qui le prend en amitié, que Lino Ventura débute dans un métier auquel il était, de toute évidence, destiné. Non seulement par un physique dont la virilité convient aux personnages du genre, qu'ils soient policiers ou gangsters, mais par son aisance, un naturel et un talent qui n'attendaient qu'une occasion pour se révéler. Ventura se taille un honnête succès personnel.

L'année suivante, le cinéaste Henri Decoin lui donne une nouvelle chance, toujours avec Jean Gabin, dans "RAZZIA SUR LA SCHNOUFF" (1955). Tourné en grande partie en décors naturels, le film passionna le public par son aspect documentaire, montrant sans détours les effets de la drogue sur le comportement des intoxiqués -ce qui ne s'était encore jamais vu à l'écran.Scandalisée par cet "étalage des tares de notre société", la critique s'insurgea de voir "tant de crimes et de vices complaisamment décrits". Les autres protagonistes du film aux côtés de Jean Gabin et Lino Ventura furent Magali Noel, Albert Rémy, Jacqueline Porel, Marcel Dalio, Armontel, Paul Frankeur, Lila Kedrova et Pierre-Louis.

Par CINETOM
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 10:29

 

En 1931, au studio de Courbevoie  fut  tourné le film  "LE JUIF POLONAIS" du réalisateur Jean Kemm, qui ne connut aucun succès.

BAUR_DESSINHARRY BAUR

                 1880 -1943    

                 1880 -1943    

 

 

Acteur   Français

BAUR_DESSINE

Harry Baur est né à Paris le 12 avril 1880, de parents catholiques alsaciens. Son père était originaire de Mulhouse, sa mère de Bitche en Moselle. Ses parent furent ruinés, deux homme armées pénètrèrent dans la boutique, et fit main basse sur les bijoux et s'enfuirent. Les Baur étaient ruiné et furent contraints de prendre un appartement moins onéreux au Cour de Vincennes, puis un logis plus modeste au boulevard Blanqui. 

Le père  d'Harry Baur meurt alors qu'il n'avait que dix ans.Des études secondaires au collège de Saint-Nazaire, École d'Hydrographie à Marseille, Harry Baur exerça temporairement plusieurs métiers colporteur,charretier, tresseur de courrones mortuaires, fabricant de fleurs artificielles…

Harry Baur est né à Paris le 12 avril 1880, de parents catholiques alsaciens. Son père était originaire de Mulhouse, sa mère de Bitche en Moselle. Ses parent furent ruinés, deux homme armées pénètrèrent dans la boutique, et fit main basse sur les bijoux et s'enfuirent. Les Baur étaient ruiné et furent contraints de prendre un appartement moins onéreux au Cour de Vincennes, puis un logis plus modeste au boulevard Blanqui.

 

Le père  d'Harry Baur meurt alors qu'il n'avait que dix ans.Des études secondaires au collège de Saint-Nazaire, École d'Hydrographie à Marseille, Harry Baur exerça temporairement plusieurs métiers colporteur,charretier, tresseur de courrones mortuaires, fabricant de fleurs artificielles…


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En 1912




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Avec le temps, Harry Baur parvint à décrocher un premier engagement à la « Comédie Mondaine » dans « Le Filleul du 31 », puis des premiers prix de tragédie " Le Cid " et de comédie " L'Avare " au Conservatoire de Marseille, service militaire au Mans. Devient le secrétaire de Mounet-Sully et joue, à partir de 1904, dans de nombreux théâtres parisiens : Comédie Mondaine, Grand Guignol, Palais-Royal, Mathurins, puis chez Gémier et Antoine. Réformé en 1914, à la suite d'un début de paralysie faciale, continue de jouer à la Gaîté-Lyrique, à l'Ambigu, à la Porte Saint-Martin, au Gymnase, à l'Édouard VII, aux Variétés, etc. Tient notamment le rôle de César à la création de " Fanny " de Marcel Pagnol. Il collabore à la rubrique cinématographique du " Crapouillot ", signant parfois du pseudonyme d'Orido de Fhair

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Avec sa future épouse











L’année 1911,marquera le changement, Harry Baur  avait pris du poids tant dans la variété de ses emplois mais aussi physiquement.

 

Entre 1909 et 1914, Harry Baur interpréta près de trente films muets dont notamment dans « LA LÉGENDE DU BON CHEVALIER «  de Victorin Jasset,(1909), « L'ÉVASION DE VIDOCQ », « LA FILLE DES CHIFFONNIERS » avec Mistinguett, « LE SUICIDE DE LORD STILSON, » « SHYLOCK », « L'AME DU BRONZE »,  « LA VOYANTE » avec Sarah Bernhardt (1923).

  Tout cela hélas n’a guère laissée de traces dans les mémoires ni même dans les cinémathèques. Sa véritable carrière cinématographique commence en 1930, par un grand succès du cinéaste Julien Duvivier « DAVID GOLDER » ou il incarne magnifiquement un banquier juif trahi. Ce film révéla la puissance de jeu d’Harry Baur. Sa création de « David Golder » le classa d’un seul coup parmi les grandes vedettes françaises.Le comédien tournera plusieurs de ses meilleurs films avec Julien Duvivier


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Dirigé par des metteurs en scène aussi différents que Duvivier, Raymond Bernard, Gance, L'Herbier, Chenal, Robert Siodmak, Maurice Tourneur, il campera, avec la même aisance, le père Lepic de "POIL DE CAROTTE", le commissaire Maigret, Jean Valjean, le juge Porphyre de CRIME ET CHATIMENT, Hérode, Tarass Boulba, Beethoven, le capitaine Mollenard, le tsar Paul Ier, Raspoutine, Volpone. " Quand je joue, disait-il, seul existe pour moi et en moi le personnage que j'incarne.
 
Le comédien avait débuté en 1931 dans un film parlant, tourné en Angleterre  "LE CAP PERDU ". LE-JUIF-POLONAIS.jpg
LE JUIF POLONAIS (1931) de Jean Kemm












 

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En 1931, au studio de Courbevoie  fut  tourné le film  "LE JUIF POLONAIS" du réalisateur Jean Kemm, qui ne connut aucun succès.
Suivront trois films de  Duvivier  "LES CINQ GENTLEMEN MAUDITS " (1932) avec René Lefèvre et Robert Le Vigan,



CRIMINEL (1932) de Jack Forrester

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"POIL DE CAROTTE " avec Robert Lynen , d’après le célèbre roman de Jules Renard ou Harry Baur fait  du personnage de Monsieur Lepic, une composition inoubliable au côté du jeune Robert Lynen (qui fut fusillé par les allemands le 1er avril 1944),














































POIL DE CAROTTE de Julien Duviver avec Robert Lynen


 
























































LA TETE D'UN HOMME (1932) de Julien Duvivier


 

 

1933, le jeune cinéaste Anatole Litvak tourne  "CETTE VIEILLE CANAILLE"  avec Pierre Blanchar.

 




























CETTE VIEILLE CANAILLE (1933) d'Anatole Litvak

 

puis Henri-Diamant-Berger l’engage pour la première version parlante des « TROIS MOUSQUETAIRES ».




























LES TROIS MOUSQUETAIRES (1933) d'Henri Diamant-Berger



















1934, marque l’année de la trilogie de Raymond Bernard « LES MISERABLES » qui resteront à jamais gravés dans la mémoire des cinéphiles  son rôle le plus célèbre et le plus réuissi en Jean Valjean, une distribution de premier plan, Charles Vanel en Javert, Charles Dullin en Thénardier, il  y avait aussi Jean Servais ou Florelle.

les Misérables (1934) de Raymond Bernard












































 

































































































Cette même année, Harry Baur fut la vedette principale de différents films qui n’eurent pas le même succès escompté, « UN HOMME EN OR » du célèbre cinéaste Jean Dréville, « LE GRELUCHON DELICAT » de Jean Choux ou "ROTHSCHILD "en 1934.


























UN HOMME EN OR (1934) de Jean Dreville

Par CINETOM
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